VALLEE DU VIAUR      


Ce site est dédié à la vallée du VIAUR (rivière du sud-ouest de la France, à la limite des départements du Tarn et de l'Aveyron).

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et notre site bien sûr ...

Dernière mise à jour le 07 JUIN 2018

DOSSIER : MENACES sur les chaussées de MOULINS


Calendrier des randonnées : deuxième trimestre 2018.

VIAUR-VIVANT : DECLARATION DU CONSEIL D'ADMINISTRATION SUR LES CHAUSSEES DE MOULINS

Le conseil d'administration de l'association « Viaur-Vivant » dans sa réunion du sept avril 2018 a étudié les projets de destruction des seuils sur la rivière Viaur, de Tanus à Laguépie. En l'état actuel des informations possédées sur ce dossier, il a adopté les positions et résolutions suivantes.

L'association « Viaur-Vivant » partage l'objectif de la Directive Européenne Cadre sur l'Eau (DCE) de maintien et d'amélioration du bon état des eaux. Sa transposition en droit français, loi dite de «  continuité écologique », centrée sur la restauration de la libre circulation des poissons et des sédiments sur les rivières classées en catégorie 2 (cas du Viaur de Tanus à Laguépie) est également approuvée dans son esprit et ses principes mais sa mise en application pose des questions.

En effet, elle s'est traduite pour l'Etat et l'administration par la mise en place de projets de suppression des seuils entravant les rivières, tout particulièrement les chaussées de moulins, aux motifs qu'elles gêneraient les migrations de poissons et la circulation des sédiments.

Or, on confond, sur le Viaur comme ailleurs, la disparition ou la régression des populations de poissons migrateurs comme saumons et anguilles, ou encore le déclin de la truite fario, avec l'entrave à la circulation des poissons. Leur présence abondante sur le Viaur, y compris dans sa haute vallée, au milieu du dix-neuvième, alors même que toutes les chaussées de moulins étaient en place depuis plusieurs siècles prouve que celles-ci ne bloquaient nullement la circulation des poissons. Pourquoi le feraient-elles aujourd'hui ?

Des passes à poissons ont été installées récemment (1999-2001) pour améliorer le passage des espèces repères concernées par la loi sur la « continuité écologique » (anguille, truite fario, vandoise). Leur utilité comme leur fiabilité ne semblent pas avoir été véritablement contrôlées par des comptages de poissons antérieurs et postérieurs à leur pose. De même, les nouveaux projets d'aménagements de ces passes semblent répondre, davantage à une mise en conformité technique à de nouvelles normes, qu'à une nécessité écologique fondée. En outre, les coûts prévus pour ces réaménagements, pris en charge partie par le contribuable, partie par les propriétaires des ouvrages, représentent quatre fois le prix des constructions initiales, ce qui peut paraître exorbitant . La destruction des chaussées, estimée moins coûteuse, est encouragée mais un moulin sans chaussée représente une dévaluation, non prise en compte, du patrimoine des propriétaires.

 

Conclusion  : la destruction des chaussées de moulins ne changera probablement rien à la circulation des poissons migrateurs dont la disparition (saumon) ou la raréfaction (anguilles, truites, vandoises) est provoquée par d'autres facteurs (grands barrages, pollution des eaux, diminution de la nourriture, hausse des températures, modifications des débits naturels …).

En ce qui concerne la libre circulation des sédiments, les chaussées de moulins, installées depuis plusieurs siècles ne sont plus qu'un obstacle mineur à leur passage. La Direction Départementale des Territoires de l'Aveyron précise d'ailleurs que cette problématique ne concerne pas le Viaur. De plus, l'essentiel du transport solide se réalise lors des crues qui, sur le secteur aval du Viaur, sont écrêtées par le barrage de Thuriès qui lui est bien un obstacle majeur pour les sédiments comme pour les poissons. Or, l'association constate que celui-ci n'est pas concerné par le classement en catégorie 2.

Est-il bien utile de rétablir une « continuité écologique » seulement sur une petite partie de la rivière ?

Cette opération comporte aussi, à court et moyen terme, des effets nocifs pour la rivière. En effet, à l'amont des ouvrages détruits se déclenchera une érosion régressive, s'accompagnant d'affaissement des berges et de la ripisylve, voire dans certains cas de menaces potentielles sur des ouvrages d'art (routes et ponts). A l'aval, les sédiments libérés produiront, au moins temporairement, le colmatage des frayères et la dégradation des eaux. Ces risques connus semblent mal mesurés et sous-estimés , tout comme leur coût écologique et financier, laissés de côté dans les études.

En outre, l'aspect patrimonial des chaussées de moulins ne semble guère pris en compte pas plus que leur rôle économique (hydroélectricité, tourisme, pour certaines d'entre elles).

Au vu de l'ensemble de ces remarques, le conseil d'administration de l'association « Viaur-Vivant », qui approuve l'esprit de la loi dite de « continuité écologique » , estime cependant que sa mise en œuvre n'implique nullement l'obligation implicite de destruction des chaussées de moulins .

Elle prie les Directions Départementales des Territoires du Tarn et de l'Aveyron, de bien vouloir répondre aux interrogations de l'association sur l'adéquation entre les objectifs proclamés par la loi et les mesures proposées pour l'exécuter.

Un réexamen de ces dernières est souhaité . VOIR NOTRE DOSSIER COMPLET

RALLYE DU VIAUR 22 AVRIL en deux images

 

Sous un soleil printanier, la cinquantaine de randonneurs fut, de temps en temps, obligée de marcher en file indienne pour longer les rives du Viaur mais en profitant de la protection ombragée des arbres .

Au camping du Gourpassou, aimablement ouvert par les propriétaires, l'apéritif offert par la municipalité de Jouqueviel et le repas commun avec les kayakistes (concocté par le comité des fêtes de Jouqueviel) profitèrent aussi des ombrages du site.