LE VIAUR : notre dame de Bonnecombe.



Pour des informations plus complètes concernant les cisterciens et l'histoire de l'abbaye on peut consulter : "Itinéraires au fil du Viaur", guide édité par l'association avec l'aide du contrat de rivière.
18.9 € (port gratuit) sur commande (par chèque à Viaur-Vivant) adressée à "Viaur-Vivant" 81190 MIRANDOL


Fondée en 1166 sous la double protection des pouvoirs ecclésiastiques et aristocratiques ( Hugues, évêque de Rodez , son frère, comte de Rodez et Raymond V, Comte de Toulouse ) l'abbaye de Bonnecombe devient rapidement l'un des plus gros propriétaire foncier de la région.

Prise d'assaut par les paysans pendant la Révolution, elle est vendue comme bien national et les bâtiments tombent en ruines. Ils sont reconstruits, à la fin du XIX ème, par des moines cisterciens qui lui redonnent sa vocation d'abbaye (1895) qu'elle conserve jusqu'en 1968. L'allure romane de l'architecture actuelle reflète les origines mais doit tout au travail de ces moines du dix-neuvième.

Depuis cette date l'abbaye a une histoire un peu mouvementée.


Souhaitons que cet ensemble monumental de qualité soit sauvegardé et mis en valeur, il le mérite amplement.


Les bâtiments du couvent sont ordonnés en carré et hiérarchisés selon leurs fonctions. Au centre, le cœur de l'abbaye de Bonnecombe est comme dans les autres abbayes cisterciennes :
le cloître qui ouvre sur un jardin d'agrément.

Un péristyle permet la circulation d'une fonction à l'autre. Ici, pour lutter contre le froid, les ouvertures ont été vitrées, ce qui est rarement le cas, la vie spirituelle des moines n'exigeant pas le confort du corps…

Au nord (cas de Bonnecombe ) ou au sud du cloître, se trouve la partie "spirituelle» , la plus importante : l'église abbatiale, en forme de croix latine.

L'absence de décor, propre à l'architecture cistercienne, y met en valeur les éléments de base des constructions, ici pour la nef : portes et fenêtres en plein cintre, arcs de la voûte en berceau brisé, appareillage des murs.

A cette structure centrale s'ajoutent comme dans les autres abbayes cisterciennes, les bâtiments utilitaires : grange moulin, forge, atelier (tissage ou tannerie), étables. Le jardin potager, les vergers, les viviers à poissons complètent cette organisation visant à l'autarcie. On peut cependant remarquer dans cette zone vouée à la vie matérielle , dans la cour après l'entrée, sur la droite (en sortant), une charmante statuette de Vierge à l'enfant.

L'abbaye est gardée par une Tour-porche, dite aussi tour Saint-Bernard . Edifiée au quatorzième siècle dans le contexte de la guerre de Cent Ans, elle a un aspect résolument défensif ce qui n'empêcha pas les routiers de s'attaquer à la communauté en septembre 1375. La gigantesque croix qui la surplombe (treize mètres de haut), dotée d'un Christ, est elle, beaucoup plus récente : son érection date de 1880, en signe de protestation contre les lois de Jules Ferry expulsant les jésuites de l'enseignement