L'ASSOCIATION VIAUR-VIVANT


L'association VIAUR-VIVANT, est née en 1990 pour lutter contre un projet de barrage destiné à être vidé l'été et qui noyait la vallée du Viaur sur 32 kilomètres.
Le projet semble être définitivement abandonné et nous espérons que les seuls grands travaux sont ceux qui sont en cours sur notre site !......

L'adhésion simple est de 5€ et l'adhésion de soutien de 10 € ou plus.
Pour adhésion et tout renseignement complémentaire contactez par : viaur.vivant@orange.fr ou Association VIAUR-VIVANT 81190 MIRANDOL ou téléphonez au 06 16 32 49 67


Cette partie du site, visitée par ceux qui ont participé à l'action de l'association, c'est la mémoire des bons moments (et des mauvais jours) ; certes on y joue un peu la nostalgie des "anciens combattants" mais pour ceux qui ne connaissent pas c'est l'occasion de nous découvrir.

Aux origines : un barrage


L'association est née au mois d'août 1990 après l'annonce d'un projet de barrage-réservoir (donc vide l'été) destiné à améliorer le niveau des basses-eaux de la Garonne pour compenser les prélèvements prévues pour l'irrigation du maïs et pour la centrale nucléaire de Golfech.

Sur cette photo-montage du projet on distingue la digue qui aurait barré le Viaur de "la Brègue" (côté Tarn, à droite ) à "Laurélie" (côté Aveyron) . En aval, l'usine hydro-électrique et un pont qui aurait doublé celui de la Vicasse. En amont, les courbes de niveau sont celles de la réserve d'eau pleine, le méandre de Carnière est entièrement submergé.

Ici, la situation au lieu-dit "Port de la Besse," où se trouvent la route et le pont qui relient les villages de Mirandol (Tarn) et de la Salvetat-Peyralès (Aveyron). Nous sommes vers la "queue" du barrage mais le niveau d'eau prévu est encore suffisant pour ennoyer en partie la vallée d'un affluent du Viaur, le Lézert (au premier plan à droite) et submerger le pont et l'hôtel-restaurant local très prisé des touristes.

Pour relier Mirandol et La Salvetat des ouvrages de contournement avaient bien sûr été prévus, tout comme une surprenante base de loisirs (près d'un réservoir boueux...).

 

Pour combattre un ouvrage que l'association "Viaur-Vivant" juge sans aucun intérêt public et en outre nocif pour la région, diverses actions de protestations sont organisées, pétitions, information à la population, et marche de contestation avec plantation d'un chêne sur le lieu d'implantation de la future digue.

Dix ans après, le chêne a bien poussé et nous accueille pour le départ de la marche anniversaire.
Animer la vallée
Viaur-Vivant ne voulait pas d'un barrage qui aurait saccagé les indéniables qualité de l'environnement d'une vallée préservée mais aussi mal connue et au potentiel touristique peu exploité. Prêchant par l'exemple, l'association a donc lancé des activités qui lui semblaient adaptées. Les randonnées pédestres sont sans doute le meilleur moyen de découvrir les richesses de la région. On peut aussi faire des descentes en canoŽ ...

... mais les eaux du Viaur sont bien basses l'été et il faut attendre le bon moment si l'on ne veut pas faire une descente au train de sénateur. Et en hautes eaux, attention si vous n'êtes pas expert, vous risquez des baignades dangereuses...
Alors l'association a rapatrié le matériel dont elle s'est doté, sur le barrage de Thuriès. Là on peut faire tout l'été une magnifique remontée du barrage jusqu'à l'église des Planques.


Se renseigner au camping de Pampelonne (05 63 76 44 01) pour la location des bateaux .

Aménager la vallée
Défendre une région menacée par un projet jugé néfaste, ce n'est pas se réfugier dans une attitude d'opposition mais aussi tenter de trouver des moyens d'être constructif. Viaur-Vivant a pris à la lettre l'expression et a construit deux passerelles : l'une sur le Viaur et l'autre sur un petit affluent : le Lieu.

De la démolition de la vieille passerelle de Saint Geniest à la nouvelle ce ne fut pas facile !

Non contents de construire, nous avons aussi voulu aussi retrouver des chemins abandonnés et impraticables depuis que la désertification rurale a laisé le champ libre aux ronces. Sur plusieurs chemins communaux, Viaur-Vivant a réouvert des passages dont l'un mène au fameux "Pont du Diable".

Informer sur la vallée
La vallée du Viaur est assez peu connu, la promouvoir en la faisant connaître a été un autre axe de l'action de l'association qui a rédigé des brochures touristiques, participé à des émissions de télévision, réalisé un des premiers site Web associatif (malencontreusement disparu fin 2013 il renaît de ses cendres....) et édité un guide disponible dans les bonnes librairies de la région au prix de 18.90 € .