LE VIAUR : le contrat de rivière.


Rappel de la procédure


Le contrat de rivière Viaur a démarré en décembre 1997 par la signature d'une convention de partenariat entre les collectivités locales concernées dans le département de l'Aveyron et du Tarn. Un premier dossier a été agrée en octobre 1998 et a conduit a la réalisation de trois études (pollution agricoles, besoins en eau et impacts des modifications de régime du Viaur ) pour aboutir à la définition d'un programme réalisable sur cinq ans. D'autres programmes ont été mis en oeuvre ensuite. Pour ceux qui sont intéressés par les actions du contrat de rivière Viaur et tout simplement par le Viaur :


http://www.riviere-viaur.com/

Les grands constats effectués en 1998

La qualité des eaux

Elle est en règle générale assez bonne mais avec des variations marquées selon les conditions météorologiques. Le Viaur est en effet très sensible aux fortes chaleurs (risque marqué d'eutrophisation) et aux gros orages. La présence de barrages et de chaussées (52 recensées) ne facilite pas l'épuration naturelle et est un élément important à bien prendre en compte pour la gestion des eaux.

L'assainissement :

La population du bassin du Viaur est peu agglomérée ce qui explique le fort pourcentage (42% du total) d'habitants qui ne sont reliés à aucun système collectif de collecte des eaux. En outre, compte tenu que pour la population agglomérée qui représente 58 % du total, tous les habitants ne sont pas reliés à un système collectif, c'est donc plus de la moitié (51,3 % pour être précis) de la population qui rejette ses effluents directement dans le milieu (sol, fossés, cours d'eau …). La possession d'un système d'assainissement, comme c'est par exemple le cas des campings du Lévezou, n'est pas toujours une garantie (dans ce cas, la proximité immédiate des eaux des lacs est un facteur de risque supplémentaire).

Les pollutions :

Les risques sont liés à l'agriculture (absence de grosse activité industrielle) que ce soit l'élevage (fumières, salles de traite) ou la culture (engrais). La majorité des exploitations sont de petite taille et ne relèvent pas des normes imposées aux plus grosses. Les risques mesurés font apparaître que c'est le sous-bassin du Lézert qui est prioritaire pour une amélioration des équipements et qu'en même temps c'est la partie amont du bassin qui est la plus fragile avec ses pentes peu boisées et la présence des lacs de retenue.
Les barrages et leurs vidanges dégradent la qualité biologique et la capacité d'autoépuration de la rivière tout comme le mauvais entretien général des berges.

La quantité des eaux :

Le Viaur est caractérisé par une très grande variabilité de ses débits, dans l'année comme sur une plus longue période. Ces étiages, très marqués, semblent inférieurs aux normes habituelles fixées pour les autres rivières (rien de fait pour le Viaur…) dans le Schéma Directeur d 'Aménagement et de gestion des eaux du Bassin Adour-Garonne. Ces forts étiages sont en partie liés à l'impact des barrages (prélèvement et transfert d'eau vers le bassin du Tarn, débit réservé inférieur aux valeurs naturelles) mais aussi sans aucun doute au fort prélèvement pour l'adduction en eau potable dans la zone des sources du Vioulou (2,7 M de m3 sur les 7,7 M de prélèvements totaux estimés). L'incidence des lacs collinaires (99 recensés au total dans le bassin versant) qui retiennent une partie des eaux de pluie est difficile à mesurer.

Les enjeux

Les constats impliquent la mise en œuvre d'un certain nombre d'actions pour améliorer la qualité de la rivière : augmenter le taux d'assainissement des collectivités, réduire les rejets polluants d'origine agricole, protéger les ressources en eaux pour l'A.E.P (définir et mettre en place des périmètres de captage), restaurer et entretenir les berges, restaurer et améliorer les chaussées , rénover le patrimoine bâti potentiellement utile à la valorisation du tourisme. Ces tâches, à la base du programme d'actions de départ ont été peu à peu réalisées et depuis approfondies.